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samedi 20 avril 2013

SAVAGE RIPOSTE - ASPHALT! @ LE BAR DES CAPUCINS, LYON, FR - 20/04/2013

    Samedi 20 avril, où chaque bouton d'or est fleurit, le bar des capucins accueille les goudronnés ASPHALT! et les sauvages de SAVAGE RIPOSTE.

    Le premier groupe, ASPHALT! a une fille qui chante et ce n'est pas Sophie BURNING LADY. Ce n'est pas pour moi. Et puis ça sonne gentillet. Next.

    Pour SAVAGE RIPOSTE c'est tout autre chose. Ça balance la sauce et ça sonne tout de suite plus urgent. Leur son et leur manière de sortir leur musique fait très old school pour le coup. Rythmiques basiques, voix simples. C'est efficace. La deuxième chanson démarre et ils ont alpagué tout le monde. C'est lourd. C'est brut. Pierre (le chanteur) a un vrai charisme et derrière les chœurs sont bien punchy. La batterie tape extrêmement sec (le mec est menuisier dans la vie civile -d'où le pourquoi du comment il m'a littéralement broyé la main quand il me l'a serrée écrasée). C'est très badass. En même temps propre et crade. Les refrains sont efficaces et les « ho » sont très faciles à scander. Ça joue ; oui, oui, ça joue. Les mecs savent ce qu'ils font. Ils maîtrisent ce qu'ils envoient. Les chansons « Burn all your money time», « Rock'n'roll poison »  ou même « All I want » sont hurlées par le public. C'est joué dans l'urgence, proprement, mais à la zob. Haletant. Au passage, le batteur m'impressionne pas mal ; jouer aussi classieusement, c'est assez rare pour être souligné. Dans le public, ça pogote gentiment comme des gens bourrés. Allez savoir, ils le sont peut être ! Et certains ont au moins le double de mon âge. Les lyrics balancées à deux voix simultanées rend le truc encore plus violent et ça rend vachement bien. Aussi, le pogo s'intensifie. Allez, ça se gourre « putain c'est moi qui commence c'est vrai ». Ça se marre. Bonne ambiance. Et boom ! Le chanteur a disparu ! Ah non, il est juste allé jouer une chanson dans le public.. je sais pas comment il bouge parce que niveau densité c'est chaud ce soir ! Il lui faut au moins deux minutes pour revenir devant le micro. Climax. Fin. Rappel. Et c'est encore plus la guerre. Trois dernières chansons pendant lesquelles on se prend des gens sur la tête à la mode syrienne et sans que le climax ne baisse de niveau. Maitrisé. Puissant.

    Encore une bonne soirée organisée par Seb Production ! **Erick**

vendredi 19 avril 2013

BURNING LADY - ULTIMA RIPRESA [ITA] @ LA GUEULE NOIRE, SAINT-ÉTIENNE, FR - 19/04/2013

    Vendredi 19 avril. Sainte Zita, le froid ne durera pas. Il est 19h17 et mon téléphone sonne. De l'autre côté c'est Simon. « Oi gros ! Ça te dit de se taper une mission à Sainté pour voir BURNING LADY ? ». Vingt minutes plus tard on est dans la voiture avec la musique à fond direction Saint-Etienne.

    Au programme, bien sûr les somptueux BURNING LADY mais aussi les italiens de ULTIMA RIPRESA, PHASED et LE CLUB DES GENS SPECIAUX. Je ne connais rien mis à part les burning mais ça promet d'être cool. En plus, La Gueule Noire est une salle auto-gérée dont je n'ai entendu que du bien.

    Drapeau basque en fond, pantalons bariolés de drapeaux rouges et noirs, le message des italiens est clair. Ils débutent par des chansons pour soutenir les partisans et autres prisonniers politiques. Minimaliste. La plupart du temps c'est à deux voix et en italien que ça chante. Devrais-je dire que ça scande même. Quelques ados attardés se risquent à pogoter un peu. Ils arrêtent vite. Ça sonne très crusty, c'est pas compliqué pour deux sous ; c'est brut. Message right in the buffet. Y a déjà pas mal de monde -ok c'est 22h passées quand même- et l'ambiance est plutôt pépère, c'est cool. Bon, j'ai fait italien LV2 y a environ un million d'années alors je pige presque que dalle à ce qu'ils me racontent, mais j'aime bien leur façon de me le faire. Et de ce dont ils parlent entre les morceaux en franco-italiano-kazakh je ne peux être qu'en accord avec le message. Tolérance. Pas de compromis face aux fascismes. Combat pour la diversité. Vivre ensemble. Et tous les topics périphériques aux idéologies libertaires et anarchistes. Ça me parle. Le seul bémol du set est le moment où ils font monter une meuf sur la scène qu'on entend pas. Mais comme dirait l'autre, c'est un détail dans l'histoire. Rigolo. Violent.

    Le deuxième groupe est un groupe de stoner comme il en sort dix par semaine en ce moment. C'est pas spécialement mon truc. Next.

    Arrivent les BURNING LADY. Là, ça va être autre chose ! Que ce soit clair, on a fait le déplacement pour les voir. Parce que j'avais pris une énorme claque la dernière fois au Warm'audio et que j'aime bien me faire frapper. Comme d'hab, ça envoie direct. Sophie (la chanteuse) est parfaite, les chœurs sont parfaits, Sophie est parfaite. Derrière, les mecs envoient le bois pour servir la voix erotico-couillue de Sophie. Et cette fille A des couilles, c'est sûr. Ça joue à cent à l'heure et leur fougue est communicative puisqu'il ne faut pas attendre longtemps pour que les gens bougent leur cul dans la fosse. Et puis, Sophie sait nous y inciter. Les refrains catchy, les punchline punchy et les mélodies dansantes entraînent toute la salle et ça devient un joyeux bordel de bières renversées. Ils joueront «Bonnies' lament » pour Simon, qui part toujours pisser pendant qu'ils la jouent alors que c'est une de ses préférées. Et une chanson contre l'homophobie pour poursuivre, ces temps-ci ça fait pas de mal de rappeler certaines choses. Ça continue à toute balle. La voix testostéronée de Sophie se marie DÉFINITIVEMENT parfaitement avec le son qui est éjecté derrière elle. Ça tape sec sur les instruments et ça joue vraiment à 20 000 à l'heure ! Je suis quasiment essoufflé en écrivant en essayant de les suivre et ma bière se réchauffe terriblement. C'est carré, en place, putain ça joue quoi ! Je ne suis pas déçu. C'est plus du tout une claque que je me prends là. C'est une raclée de bifles. Et un petit morceau sur un squat à Bilbao -les espagnols de la salle apprécient, et un petit morceau engagé le doigt majeur levé à la BURNING LADY.. et ça transpire. Ils ont compris qu'on était pas venu voir un stand-up, ça enchaîne sans meubler. Ça joue rudement bien et rudement tout court aussi. Le charisme de Sophie qui s’époumone défonce tout. C'est clairement encore meilleur que la dernière fois. Ça sulfate quoi. BURNING LADY, c'est efficace. Ça finit en apothéose en chœurs et en ho-woh. Un rappel néo-calédonien exotique avec des chœurs toujours efficaces. Merci. C'était une tuerie.

    On ne regardera pas les prochains groupes, on a de la route et il est déjà une heure du mat' passée...

    Une bonne soirée organisée par Mays Party and friends ! **Erick**

mercredi 3 avril 2013

DEECRACKS [AUT] - IMPO & THE TENTS [SWE] @ LE TROK'SON, LYON, FR - 03/04/2013

    Comme le dit le dicton, s'il pleut le 3 avril, il pleuvra tout le mois... et c'est ce pluvieux jour que sont accueillis les fissureux DEECRACKS et les campeurs de The TENTS !

    Après Greg Rekus deux jours auparavant, c'est au tour du garage-rock et de la pop-punk d'afficher ses couleurs au Trok'son. Bière dans une main, stylo dans l'autre, c'est parti pour THE TENTS que je ne connais pas du tout.

    Les suédois commencent doucement devant quelques personnes venues écouter. La deuxième chanson s'enchaîne instantanément et les gens descendent petit à petit. Le chanteur qui arbore une splendide moustache fait vibrer sa basse devant un son bien pop bizarrement. Pour le coup c'est pas du tout garage. C'est sympa ; sans faire frétiller les poils du derrière mais sympa. Le concert est déroulé, toujours avec cette petite touche poppy. Les boucles d'oreilles du batteur touchent presque ses épaules au rythme jovial de leur musique. C'est aussi hypnotique que dégoûtant. Ils déroulent sans climax leur set. A la fois teen mais viril, saturé mais clean, clair et rauque parfois. En tout cas c'est carré, les voix sont parfaites ensemble. Par contre ça fait un peu bizarre quand ils parlent suédois entre eux. C'est pas une langue qu'on est habitué à entendre. Enfin, sauf si on écoute des groupes de métal bizarre scandinave avec que des consonnes dans le nom (comme Kvtptaavulve par exemple). Ça enchaine, toujours sur la même teinte jusqu'à la fin du set. Le public s'est étoffé entre temps et ça se termine comme ça a commencé. Gentiment. [ndr: comme blogger me fait galérer, tu peux visionner une vidéo ici]
 
Au tour de DEECRACKS de se poser sur scène. Ils m'avaient foutu une grosse baffe la dernière fois qu'ils étaient passés au Trok'son, alors j'attends bien avidement de voir ce qu'ils nous préparent. Ils ne peuvent pas me décevoir et ils le savent. Le batteur est venu me voir pendant le set de THE TENTS, me voyant prendre des notes. Il m'assura qu'il jouera parfaitement parce que je lui fous la pression ; ah ah ! Et badaboom ! Sans prévenir personne ils balancent la sauce ! C'est complètement différent pour le coup. C'est puissant, hâtif, poopy assumé, un régal. Les chansons s'enchaînent à un rythme effréné et ils jouent mes chansons préférées ! Donc le petit bijou « Beach 90 » ! Une tuerie. Les who-ouh who-ho et autres wahou transcendent le public qui répond direct et entonne le refrain plus qu'efficace « Rock, rock, rock away oh who-ho » rendant les chœurs stratosphériques. Devant une telle prise de plaisir ils augmentent la cadence et rallongent un poil la chanson. Trop cool ! Ça joue bien , ça prend du plaisir, ça se vanne, ça envoie du bois. Une leçon. Y a du monde de tassé de partout dans les sous-sols du Trok'son et ça se trémousse. « Monkey boy » est balancé comme une fusée, ça se goure, et ça repart ! Un-deux-trois-quatre ou one-two-three-four ça débat pendant deux minutes. Ce sera finalement la version française qui sera choisi pour lancer « Rat in a Trap » [ndr: la vidéo ci dessus]. C'est puissant, poppy à souhait, éloquent. « Gimme gimme, plastic surgery-hey» en chœurs.  Les enchaînements se font presque sans pause à grands coups de 1-2-3-4 en one-two-three-four cette fois. Fun. Réjouissant. J'me fais piquer ma bière par le chanteur qui a renversé la sienne. Qu'à cela ne tienne, le barman me la remplace dans la minute. Sympa. « Run for lunch » dédicacée aux filles « on tour » et les « One love, one trust » se succèdent parfaitement. Putain ! Ils ne leur reste que deux chansons. Ça passe trop vite. Heureusement, il y a les rappels pour palier la frustration. Ils nous finissent joyeusement sur une reprise revue à leur sauce. Huge. As the last. Awesome.

    Encore une bonne soirée à l'actif des copains de Culture Punk !  **Erick**


Les vidéos sont de Noodle, les photos aussi !

lundi 1 avril 2013

GREG REKUS (HIGH FIVE DRIVE) [CAN] @ LE TROKSON, LYON, FR - 01/04/2013

GREG REKUS dans le cadre des Acoustic Mondays !
    Cœur d'artichaut, une feuille pour tout le monde en ce lundi 1er avril ! Le Trok'son accueille le winnipegois

    Dès la première chanson le monsieur envoie du bois entraînant le public dans sa fougue. Lors de la deuxième chanson, il demande à ce que nous tapions dans nos mains -et en rythme en plus. Pour la troisième chanson, c'est des pieds qu'il faut taper ; pour la quatrième il faut l'aider à faire les wo-ho qui vont bien. Lors de la cinquième, il nous demande de chanter carrément des phrases entières ! Ça va qu'il s'agisse de scander le classique « I don't wanna to grow up » des RAMONES. A la fin du concert il va nous demander d'enfourcher une guitare et de jouer avec lui si ça se trouve.. En tout cas, c'est efficace. Le public est dedans. Le showman ne tient pas en place, il joue par terre, allongé, accroupi, va chercher les gens jusqu'aux toilettes ! Bien cool. Pour la suivante ça se complique encore un peu plus. Il va falloir répéter la fin des refrains. Il durcit l'exercice encore plus en emballant le tempo ! Wow que c'est fatiguant ! Les éclats de rire fusent. Bonne ambiance. Il tape si fort sur sa palette qui lui sert de percussions et sur sa gratte qu'il en pète déjà une corde. Embêtant. Qu'à cela ne tienne, il lâche celle-ci pour prendre la seconde. Une petite pause pour prendre des photos des gens présents et c'est reparti ! Et de quelle manière. Il nous offre un petit bijou de reprise des « When you're a straner » des DOORS qui passe super bien ; et votre serviteur est un fan -sans être le seul. Il nous sert ensuite quelques chansons nostalgico-entraînantes bien senties et bienvenues qui passent crème comme on dit avant de retrouver sa fougue du début de set. Il nous demande encore de chanter avec lui voyant que le public, spontanément, frappe dans ses mains comme dans une joyeuse colonie de vacances un peu trop alcoolisée. Et avec des wo-ho en plus du plus bel effet -car nous sommes un talentueux public- ça le fait grave ! L'atmosphère est conviviale, le public est accroché et le temps ne semble plus du tout s'écouler. On arrive pourtant à la fin du set après près d'une bonne heure de sueur. En guise de feu d'artifice : « Linoleum » de NOFX. Awesome. Ça passe. Ça passe même très très bien avec le public qui suit à fond sans se faire
prier. Du reste, tout est dit. La toute fin de concert se fait en deux parties. La première, posée de sa voix rocailleuse de papa. La seconde, avec une chanson canadienne « very famous ». Enfin surtout au Canada quoi. Mais c'est bien cool quand même -sauf pour une deuxième corde. Il nous offre deux autres chansons à toute balle, assez pour finir de faire taper le public sur quelques supports que ce soit, tables, chaises, comptoir, voisins, têtes... « Quand je chante un quelque chose, vous try to chanter ok ? » Pas de problème ! On ne demande que ça ! Des rires, des onomatopées, des rires, du yaourt. « Hit the road Jack ! » Efficace. Un joyeux bordel qui lui fait achever une troisième et ultime corde. On veut pas que ça se finisse mais bon.. y a pas une seule guitare qui possèdent toutes ses cordes intactes dans le troquet... Ovation. Fin. Déjà ? Merde, c'est passé trop vite. C'était trop cool.

    Encore une bonne soirée siglée du logo Culture Punk !   ** ERICK**

Les Photos de Noodle ici

jeudi 28 mars 2013

RVIVR [USA] - DOGJAW [USA] - NO GUTS NO GLORY - BITPART @ LE WARM'AUDIO, LYON, FR - 28/03/2013
  
  Ce Jeudi 28 Mars, où la fleur d'avril ne tient qu'à un fil, le Warm'audio accueille les petits rôles de BITPART, les sans courage et sans éclats NO GUTS NO GLORY, les chiennes de DOG JAW et les survivants de RVIVR !

    C'est BITPART qui commence. C'est un genre de punk noisy bizarre. J'accroche pas du tout. Tant pis.

    Les gars de NO GUTS NO GLORY montent sur scène et dégainent direct leur hardcore comme ils savent le faire. Les frenchies à l'image de leur chanteur savent envoyer sans se poser de questions. C'est dès la troisième que les choses sérieuses débutent. En général c'est difficile et un peu brouillon quand il y a plus de quatre personnes sur scène jouant en même temps. Là, c'est pas le cas, ça doit répéter dur parce que c'est bien carré et audible à l'image de « Two Sides ». Cool. Le chanteur a un peu moins de charisme entre les chansons que pendant mais c'est pas très grave. Mieux vaut ça que l'inverse. Ça hoche sa tête de haut en bas dans le public, c'est un signe. Finalement, ils nous expédient les trois dernières chansons sans pauses -presque- et nous expulsent à coups de « Dry River ».

    Le temps de fumer une des clopes et draguer essayer de draguer la photographe et c'est reparti.

    DOGJAW s'installe sur la scène. Bon. Ce sont des filles qui chantent. J'aime pas ça en général, ça me saoule parce que je trouve que ça manque généralement de couilles. Sauf exceptions bien sûr. Ici c'est pas le cas. Je ne trouve pas ça à chier non plus mais ça m'a pas foutu de claques à la BURNING LADY. Ça envoie quand même bien. La mise en scène est originale, c'est en face à face ; donc de profil au public. Esthétiquement rare à voir, j'aime bien l'idée de ne pas forcément faire face au public. Ainsi les deux chanteuses sont plus dans une conversation que dans l'explication d'un message. Bref, c'est bien dommage.

    Je vais me consoler en allant manger les sublimes tartines que le Warm'audio cuisine parfaitement. Un régal. Leur tartoches végèt' cassent carrément des culs.
   

Le clou du spectacle s'est fait attendre. La lumière baisse puis s'allume instantanément, les premiers accords déchaînent un flot d'hystérie dans le public. Ça chante partout en cœur. Bon sang, ce n'est que la première chanson... En même temps, ils étaient attendu après tout ce temps et chose cool, RVIVR n'a pas perdu son sens du don ! C'est fait à l'ancienne, le charisme du chanteur (en jupe ce soir là) n'est plus à vérifier tout comme l'efficacité des refrains. Ça sent le gymnase, ça se trémousse cordialement selon certains morceaux. Beaucoup moins cordialement selon d'autres. Ça joue sans temps morts, comme s'ils cherchaient à rattraper du temps pour jouer encore plus longtemps. Ça s'enchaîne, s'enchaîne, à nous épuiser. Ils donnent tout. Et nous recevons gaiement. Un bref instant de repos et ils nous défoncent avec une nouvelle capsule de bombe atomique. On en redemande et heureusement, ils nous en redonnent. C'est robotique d'enchaîner à une telle cadence. Impossible de respirer. Incroyable ! Rythmique, décadent, assommant. Jouissif.

    Un bon concert organisé par Jeff et Laureline !  **Erick**

    Les photos et vidéos de Noodle ici

mercredi 27 février 2013

FIGHTS & FIRES [UK] - ÜBER YOU [CH] @ LE TROK'SON, LYON, FR - 27/02/2013

En ce mercredi 27 février où il est dit que l'humeur y est chagrine, le Trok'son fait de la place aux tout feu, tout flamme de FIGHTS AND FIRES et aux zurichois de ÜBER YOU.

J'espère qu'ils sont chauds, parce qu'on se les pèle gaiement quand même. Le début des hostilités est annoncé à 20h30. Mais à Lyon les transports en communs nous ont appris que le temps est relatif et c'est à 21h que les helvètes débutent, le temps de faire le plein de bières pour le concert. Et ils le sont chauds. Première chanson et le chanteur pète déjà le micro, ça s'annonce bien ! C'est envoyé sans se poser de questions, sans attendre un début de réaction du public. Les mecs ont l'air contents de jouer et ça, moi, j'aime à fond. Des voix bien lourdes, un vrai jeu de scène, le chanteur s'envoie dans le public et dans Yann Culture Punk... Le pauvre, c'est toujours le petit gros qui prend. A grands coups de wo-ho les mecs nous chauffent aussi bien qu'une plancha et ça chauffe, chauffe, chauffe ! C'est la troisième chanson et c'est déjà le feu, l'atmosphère est lourde de transpiration. Moitié chœurs, moitié chant avec la bonne grosse voix du chanteur un poil déjanté, ça motive tout le monde bien comme il faut à se tenter de suivre les wo-ho. Le plus simple mais le plus efficace pour une bonne ambiance. Les chansons sont faites pour communier et ça marche. Alternant les sing alone, les chœurs, les gros riffs et les rythmes rapides, ça mouille la chemise de bûcheron on peut pas dire le contraire. Ils ont une bonne énergie, bien appréciable et même si je manque de renverser ma bière une multitude de fois en essayant d'éviter le chanteur qui vient s'engouffrer régulièrement dans le public, j'en redemande et je ne suis pas le seul ! Après nous avoir asséné un set à toute vitesse, les mecs nous invitent à boire des coups avec eux au bar, ce qu'ils feront. Ces mecs sont sympa. Ça change des groupes qui s'enferment dans le camion une fois le concert finit. Sympa.

Au tour des FIGHTS AND FIRES de descendre sur la scène et de nous montrer de quel bois ils se chauffent. Et ils semblent en forme malgré les huit heures de route depuis Toulouse qu'ils viennent de se taper ! Dès le début du set ils font jouer un mec du public. J'ai bien dit jouer, le guitariste lâche sa guitare et fait kiffer à sa place. Ah ah ! Le micro face au public, ce dernier ne se fait pas prier pour gueuler dedans. Bonne ambiance. Le chanteur ne tient toujours pas en place et ça balance toujours autant, le guitariste est toujours autant à fond. Le set ne tient pas en place et je manque encore de renverser ma bière. Sale soirée pour les buveurs de mousseuses... Le public connait les chansons par cœur et ça kiffe de partout. Riffs après riffs, ils nous envoient leur british slaps dans la gueule. Ça frappe des mains, ça tape des pieds, ça se frotte plus ou moins gentiment au gré des invasions du chanteur qui, définitivement, ne tient pas en place. « Sex Pest », « You Cant' Say Slags On The Radio » ou « Weight » nous sont servit sur un plateau plein de sueur et de poils de barbe. Le batteur tape sec et le guitariste envoie les chœurs comme on envoie un e-mail en matant un porno : avec une main sur le micro, l'autre en train de gratter le manche. A l'arrache. Les chœurs sont bien placés, c'est puissant. Comment ne pas bouger, ni même osciller la tête devant tant d'énergie ? Je ne sais pas et personne d'autre ne semble savoir. Ça bouge de devant jusqu'au mec qui s'occupe du son. Ça se finit à coups de « No Regrets » et de « Oï » en totale union devant les dudes qui copulent littéralement avec leurs amplis. Les « One more » sont directement demandés sans attendre la toute fin de la chanson ; rappel exigé. Ils n'ont pas vraiment le choix mais n'ont pas l'air non plus d'en être mécontents. Et ça se fera avec l'ampli en plein milieu. Ampli qui servira de tremplin à slam, attention à la tête, le plafond est bas ! Et bim, j'avais prévenu ! Huge.

Encore un bon concert organisé par Culture Punk !

**Erick** // Les photos de Noodle ici


jeudi 7 février 2013

HATEFUL MONDAY [CH] - DEAD KIWIS @ LE TROKSON, LYON, FR - 07/02/2013

En ce jeudi 7 février où il est dit que s'il gèle à la Saint Raymond, l'hiver sera encore long, le Trok'son se fait squatter par les petits de DEAD KIWIS et par les flemmards de HATEFUL MONDAY.

Je finis le boulot super tard ce soir et je suis complètement en retard pour voir les p'tits kiwis. Dommage, j'aurais bien aimé faire un point, voir comment ils évoluent, s'ils restent encore tout juvéniles ou bien s'ils ont mûrit un petit peu. « Hôtel de ville » c'est mon arrêt !

J'arrive et les DEAD KIWIS sont en train de finir de reprendre « Linoleum ». Le temps que je me munisse d'une bière et ils jouent un espèce de slow progressif bizarre à la X-JAPAN avec des solos hurlants à la mort et des briquets (moqueurs) dans les mains. Pourquoi pas ? Ça reste quand même bien stoïque tout ça. Bon, en même temps, la scène du Trok'son est toute petite et les mecs sont cinq, mais quand même ! Ils enchaînent avec leurs classiques comme « Juste des larmes », présent sur leur premier EP. A grands coups de grosses voix bien grasses ils font bouger des têtes d'avant en arrière. Nouveau moment larmoyant -transition- avec « Égaux face à la mort » à la fin justiniesque avec un chanteur qui se casse pour laisser le son vivre. C'est déjà le dernier morceau et ils nous l'annoncent en deux parties. Eh bien c'est de loin le meilleur morceau que j'ai écouté d'eux ce soir ! Un son très lourd, un chant très screamo, une énergie plutôt cool. Je m'y attendais pas et c'est avec le sourire que je me prends cette gifle. « Path » qu'il s'appelle ce morceau plutôt réussi. Par contre, je regretterais toujours les solos lents et chiants. Mais j'aime pas les solos. J'ai donc la réponse à ma question : oui, ça mûrit ces bêtes là !

Au tour des genevois de HATEFUL MONDAY de monter sur la scène devant un Trok'son BLINDE ! Ça envoie direct, comme d'habitude. Les mecs bougent, kiffent et c'est cool. Pour le coup, les solos sont rapides, énergiques et durent pas plus de dix secondes, donc ça va. C'est la deuxième chanson et ça part en pogo en scandant les paroles. C'est un public de fans composés de teens, d'habitués de la scène et de papas. « I hate myself oh-oh », les chœurs s'accordent merveilleusement et ça fout des frissons ! Le chanteur fout le feu et c'est trop cool ! Ils me disaient de regarder surtout le milieu du set parce qu'avant ils étaient froids et qu'après ils étaient fatigués. J'ai hâte de voir quand ils seront chauds ! Et ils me déçoivent pas, ça s'enchaîne sur un rythme effréné, ça monte, monte, monte et on arrive au fameux climax. « A Hate song », « Nightmare » nous sont flanqués à un public à fond dedans. L'ambiance ! Les gars sont des potes et ça se sent, ça s'entend. Putain ça joue ensemble quoi ! Ils nous offrent même quelques nouvelles chansons qui apparaîtront dans leur prochain album à sortir. Au passage, le batteur m'aura troué le popotin à balancer le tempo comme un éjaculateur précoce balance la purée : su[bite]ment. Ils ne s'arrêtent que pour reprendre leur souffle et c'est tant mieux pour nous, parce qu'on étouffe là dedans à transpirer. Et quand ça ne joue pas, ça se chambre sur le côté mangeur hardcore de céréales du second guitariste (membre aussi de ELIZABETH) ou bien ça improvise des buff « banana style », le tout avant de nous rebalancer du son à la figure sans prévenir. GREAT ! Ça se finit en apothéose avec The goodbye song » et « Carry me home » dédicacées à tout ceux qui voulaient entendre 0,5g qu'ils ne joueront pas. Ah ah ! Rappel ? Le public le demande en hurlant que des chansons que les genevois « ne savent pas jouer » ! Dommage. Le public leur donne quand même deux minutes pour bosser la chanson et ils démarrent. Bon, c'est pourri, ils ne savent -en effet- pas la jouer, mais c'est bien fun ! Finalement, un refrain ça s'oublie pas. Pour les couplets c'est autre chose. A grands coups de 'lalala', certes, mais au moins c'est fait ! Bon, et en fait ils veulent pas finir le concert là dessus alors du coup ils nous offrent une autre nouvelle compo pas dégueulasse du tout et qu'ils savent mieux jouer « mais pas totalement ». Ah ah ! Fin orgiaque à grands coups de 'who-ho-ho', c'est finit, plié, vidé, rincé. Génial.

Encore une bonne soirée organisée par le Trok'son !

**Erick**

vidéo par Noodle

Dead Kiwis

Hateful Monday

jeudi 31 janvier 2013

BIRDS IN ROW - SPORT - GENEVA @ LE WARMAUDIO, DECINES-LYON, FR - 31/01/2013
    
    En ce jeudi 31 janvier où tu as vu que ton grenier (sorte de frigo chaud) était à moitié vidé, le Warm'audio ouvrait ses portes aux poulets de BIRDS IN ROW, aux champions de SPORT et aux valentinois de GENEVA.

    Et c'est le groupe de post-hardcore GENEVA qui débute la soirée. J'admets m'être un peu fait chier, ne comprenant pas vraiment leur musique. Ce qui n'est pas le cas de quatre ou cinq pelos dans le public. Grand bien leur fasse, les solos masturbatoires, moi, ça m'ennuie. Le Tim Burton sous Tuxium c'est pas pour moi. Je préfère donc fumer des clopes dehors en attendant que ça se finisse...

    Par contre, je suis là dès que les SPORT commencent à jouer. C'est la deuxième fois que je les vois et ils m'avaient déjà bien plu. Et cette fois c'est moins un copier/coller de leur album et c'est appréciable ! Après la première partie, c'est bien agréable, les mecs se donnent bien et le public déjà à moitié conquis par leurs divers galas ces deux dernières semaines est bien présent pour leur donner le change. Les mecs balancent sec dès le début. Le bassiste pète sa corde comme il en a l'habitude -cette fois pendant les balances- c'est dire combien il la maltraite. Et passer juste devant BIRDS IN ROW c'est pas la même non plus et on le sent bien. Comme à leur habitude, le son prime sur la parole et sans fioritures. C'est le meilleur moyen de ne pas dire de conneries. Les titres s'enchaînent toujours aussi bien,  les chœurs aussi, San Francisco, Athènes et les autres titres sont lancés olympiquement et le tout se finit en apothéose avec un mec du public qui vocifèrent les paroles de la chanson.

    Arrivent les BIRDS IN ROW. Direct, ils balancent un son lourd et sans prévenir nous assènent une énergie de malade dans la tête. Sans attendre de réactions ; c'est violent. Ils sont que trois mais on a l'impression qu'ils sont sept ! Une chose est sûre, ça envoie plus que les deux premiers groupes réunis. J'ai l'impression de voir des vieux briscards qui tournent depuis 30 ans. C'est propre, c'est net. Bart, le chanteur, est tout seul au front à moitié couché sur son micro alors que le bassiste reste, comme à son habitude, au fond à faire face à son ampli. Visuellement, c'est plutôt beau. Le public -dont je fais parti- se prend une claque monstrueuse. Beaucoup ne les ont jamais vu avant leur tournée aux States et tout le monde a l'air abasourdi. Les chemises de bûcherons s'asticotent gaiement, ça se frotte, ça se frite, c'est cool. Mais pas plus que ça, je le regrette et c'est typique d'un syndrome français. On a des groupes de ouf, mais un public plutôt frigide. Et qu'on me dise pas que c'est culturel. Mais l'ambiance est plutôt cool, comme souvent sur la scène hardcore lyonnaise. Le concert se passe et le temps s'arrête.. MERDE ! C'est déjà la fin. Hâte de revoir la bande. Hâte de voir ce que va faire fifou des images qu'il a capté. Les mecs sont juste sympa, accessibles, et tu tailles normalement la bavette avec eux, quand ce n'est pas eux qui viennent te voir pour te parler. Du talent, de la gentillesse. Respect.

    Encore une bonne soirée organisée par David Sale Connard ! 

**Erick**

des photos de Noodle ici

vendredi 11 janvier 2013

SLUT MACHINE - KEPI GHOULIE [USA] - SPORT - DJ HARRY COVER @ NINKASI KAFE, LYON, FR - 11/01/2013

En ce jour du 11 janvier 2013 où Arcade et Hilaire gèlent nos putains de rivières, le Ninkasi Kafé accueille pour un concert gratos, les athlétiques SPORT, le casquetté KEPI GHOULIE en électrique accompagné des SONS OF BUDDHA et les salopes de SLUT MACHINE.

Et ça tape sec d'entrée de jeu avec SPORT ! Ça faisait longtemps que je voulais les voir les SPORT. Et j'ai pas été déçu. J'étais déjà conquis par leur album COLORS qui envoyait bien la patate avec un son plutôt original, j'ai pas goûté mon plaisir. C'est cool ! Ils étalent les morceaux de leur unique album à un public curieux et intéressé par ces quatre mecs qui leur explosent à la gueule. Y passent toutes les villes des Jeux Olympiques – comprenne qui possède l'album- sans broncher, presque sans s'arrêter. Trois quarts d'heure de spectacle . Les mecs envoient sérieusement, tellement, qu'ils pètent même les cordes de basses ! True story. J'ai hâte de les revoir, ils seront meilleurs à force et pour sûr !

Arrive ensuite KEPI GHOULIE. Oui, mais en électrique ! Oui oui ! Et avec comme back band les SONS OF BUDDHA, sans Forest, en concert gratos ce soir là à la Bellevilloise à Paris. On dirait qu'ils ont joué toute leur vie ensemble : c'est carré, propre, groovy à souhait... un régal. Le public bouge son petit cul au rythme des accords motivé par ce diable de KEPI que le nombre des années bonifie encore et encore tant il paraît être en grande forme. Et tant mieux pour nous à qui il assène ses classiques Jet Pack, Break my heart, Sleepy Hollow. « Best show of the tour », tu m'étonnes, c'est la première date ! En tout cas, je kiffe à fond et eux aussi, ça se voit, et c'est ça le rock'n'roll ! Il nous achève sur un dantesque Till death do us party magique... Putain de merde, c'est déjà la fin.. erf..


Arrivent la bande de SLUT MACHINE. Au passage, y'a bien qu'un groupe français pour se nommer comme ça.. Le début est plutôt prometteur et augure un bon show... malheureusement ça devient vite brouillon. En même temps, à cinq sur scène, c'est plus difficile de jouer ensemble que pour un power trio. C'est fouillis donc, long et lent. Ça manque cruellement d'énergie avec des longueurs relou.. voire quelques relans de metal sur les bords mais trop peu assumés et dénués de tout attrait propre au style sus-mentionné. Même pas un hochement de tête parmi les groupies venues en masse. Comme quoi, quand c'est pas le bon soir, ça ne l'est définitivement pas, c'est comme le sexe. En même temps, passer derrière KEPI GHOULIE ce soir c'était compliqué n'est-il pas ?

La fin de la soirée appartient après ça au DJ HARRY COVER, right there pour faire bouger des popotins jusqu'à pas d'heure !

Let's rock ! Till death do us party !

jeudi 15 novembre 2012

UNCOMMONMENFROMMARS - THE SHELL CORPORATION [USA] - ARTERIES SHAKING @ LE WARM'AUDIO, DECINES/LYON, FR - 15/11/2012
Il fait nuit en ce Jeudi 15 Novembre, jour du fameux dicton : « En novembre fou engendre, en août gît sa femme ». Rien de glauque, ça veut juste dire qu'il faut pas mettre sa meuf en cloque en novembre, sinon elle travaillera pas aux champs en août. On retiendra que c'était la fête du beaujolais. Et ce soir là l'affiche à Warm'audio envoie du lourd, une fois n'est pas coutume. Les américains-martiens-français de UNCOMMONMENFROMMARS partagent l'affiche avec le all-stars band THE SHELL CORPORATION et les petits bourrins de ARTERIES SHAKING. Rien que ça.
Et ça commence à grands coup de double pédale avec les ARTERIES SHAKING qui foutent direct l'ambiance avec leur punk rock venu des montagnes. Les morceaux de leur très bon premier album s'enchaînent bien et les voix se mélangent classieusement. Burning Street, Mentail Jail et autres Empty Sheet y passent et ils enchaînent comme des grands les sing along et les gros riffs. Je kiffe. C'est pas la première fois que je les vois et putain, plus je les vois, plus je suis fan ! La grosse voix de Martin le plus.. grand des deux guitaristes impose au moins tout autant que celle des autres et ça sonnent vachement bien. Ils terminent la première partie sur Soul Seller et un break de fin qui tue tout. Ils mettent la salle pleine à craquer sur le cul et mon petit doigt me dit qu'ils en ont converti quelques un aux vues des badeaux qui s'attardent vers le merch pour choper leur skeud. Cool !
Au tour de THE SHELL CORPORATION d'envoyer le purin. Et ils ne se font pas prier. A peine les premiers accords sont lancés que le public se déchaînent déjà. Et il ne se trompe pas parce que les mecs envoient la sauce comme seuls les 'ricains savent le faire : avec classe. Le batteur Guy Carliesque en plus d'être le mec le plus gentil du monde envoie sérieusement pendant que le guitariste et le bassiste esquissent quelques pas de danse chorégraphiés d'un goût plutôt douteux. Le chanteur dont la voix n'est pas sans rappeler celle de Milo Aukerman -quand il avait encore de la voix- entraîne un public de connaisseurs qui entonne gaiement les refrains de Ozymandias, What If ? ou encore It's Over Now. Et il n'en est rien puisqu'ils achèvent tout le monde avec une superbe reprise de Kill The Poors des DEAD KENNEDYS. Excellent ! En plus d'être bons, ils ont bon goût !
A peine cinq minutes de pause et les UNCOMMONMENFROMMARS sont déjà en train de faire crisser les cordes. Et ça pogote direct' ! C'est dire s'ils étaient attendus. La salle est noir de monde et les pogoteurs ricochent en sacrifiant quelques verres de bières. Ambiance au top ! Juste retour des choses puisque les martiens OFFRENT leur dernier album avec l'entrée sur toute leur tournée. Classe. Ils balancent leur punk rock à l'instar de leurs jumeaux de COPYRIGHTS : vite et bien. L'ambiance est plus que festive, et ça ne s'arrête pas de pogoter. Jake le batteur susmentionné de THE SHELL CORPORATION décide même de squatter la batterie sur un morceau. Bonne ambiance. Ils alternent les nouveaux morceaux et les tubes tels que Vampire Girl ou Imaginary Feelings parfaitement et ça ne tarie pas la folie générale. Ed, toujours prêt à foutre le dawa passe la moitié du concert dans la fosse au milieu des gens vociférant les lyrics des morceaux. Il va même jusqu'à inciter les pogoteurs à faire un circle pit autour du poteau au milieu de la fosse. Le « poteau pit » qu'il appelle ça. Et ils ne se font pas prier. Et ça tourne, tourne, tourne sur leur vieux morceau et au passage, peut être l'un des meilleurs, Fat boy ! Ça passe crème comme on dit dans le jargon, le morceau est juste parfait. Ils terminent sur I Don't Care et Big Jim nous honore d'un magnifique slam sur la fin du morceau. Ça remue des côtes jusqu'au derrière comme on dit par chez moi. Epic. Mais le public en redemande. Alors ils reviennent nous offrirent un dernier White Russian avant que Jim got in fight with Brian Molko, l'occasion de faire un troisième et dernier « poteau pit ». Ah non, en fait il y en aura eu quatre pour le troisième rappel surprise, puisque dans le public on était toujours pas fatigués. Huge.
Encore une soirée de type cool à l'actif du combo Ufo Prod vs Culture Punk ! **Erick Culture Punk**

des photos ici 

mardi 6 novembre 2012

INTENABLE - SÉRIE Z @ LE TROKSON, LYON, FR - 06/11/2012
En ce frisquet mardi 6 novembre dont le dicton dit que s'il pleut le matin, il ne faut aller loin, le Trokson annonçait la prestation musicale de deux jeunes formations ! Les bons marchés de SERIE Z (ou SeriZ ou Série2 -comprenne qui pourra) et les pas très sages INTENABLE.
J'arrive un poil en retard devant la scène et le groupe a déjà commencé quand je me rends compte qu'ils ne sont que trois alors qu'il y en avait quatre sur le papier. Du coup, c'est le bassiste qui fait office de lead chant en plus de sa basse et le guitariste qui essaie de l'aider tant bien que mal. C'est assez déstabilisant tant ils ne sont pas très à l'aise sur les deux premiers morceaux. Heureusement, bons camarades, les INTENABLE viennent renforcer les chœurs et donnent une toute autre dimension aux morceaux. Entre temps, les gars nous expliquent que leur chanteur les a quitté à cause d'un différent philosophique à propos de la préparation des rillettes. La légende retiendra qu'il était végétarien. Les riffs se succèdent malgré tout et même plutôt bien. Ils claquent naturellement leur tube Du reste que l'on peut choper avec leur split featuring les très cool GOAT CHEESE. Leurs morceaux s'enchaînent pas mal,, on notera Epargne-moi- même si on sent que leur nouveau line-up les perturbe. Mais c'est pas grave, ils nous envoient leur dose en même pas quarante minutes directement dans la face. Et ils finissent sur un dernier morceau instrumental qui pour moi était peut être le meilleur du set.  Ils finissent crevés. Normal.
Et c'est au tour de INTENABLE de sauter sur scène. Et ceci n'est pas une façon de parler. Ces mecs ne tiennent pas en place et, putain que ça fait plaisir ! Les refrains punchy à base de fougue pré-pubère sur Bonne Excuse ou bien Rupture par fax envoient sérieusement ! C'est pas loin de leur douzième concert mais on a l'impression qu'ils font ça depuis dix ans. En fait, c'est normal, c'est pas leur premier projet aux gars qui salissent déjà leur t-shirt du côté des NINA'SCHOOL. Ils jettent leur punk aux accents pop, énervés par leur Solitude et les break en imposent sévèrement. Clou de la soirée, Franky, sa moustache et son melodica (piano + flûte) viennent mettre une petite touche pakistanaise au Lit Conjugal ! Ethnique ! Et tout se finit n'importe comment pour une Aversion pour moi. N'importe comment.
Encore une soirée de type cool à l'actif du combo Ufo Prod vs Culture Punk ! **Erick Culture Punk**

vendredi 26 octobre 2012

DIEGO PALLAVAS - NINA'SCHOOL - SATURN - LITTLE BOX @ LE WARMAUDIO, DECINES, FR - 26/10/2012
En ce pluvieux Vendredi 26 Octobre où il est dit qu'à la Saint Armand sont mûrs les glands, le Warm'audio accueille quatre groupes ! Aucun lien avec la phrase météorologique sus-mentionnée, puisqu'il s'agissait des loubards de DIEGO PALLAVAS, des écoliers de NINA'SCHOOL, des geeks terriens de SATURN et des petits LITTLE BOX.
Et ce sont ces derniers qui, les premiers, s'élancent. Courageux, malgré le peu de personnes qui ont réussi à se motiver à venir, ils envoient leur punk rock bien senti avec des élans d'émo. Les gars balancent leur son comme si la salle était pleine à craquer et ça fait plaisir. Fly Away, Michto Punk et les autres titres de leur premier EP y passent et ils nous foutent une chasse en sautillant comme des abrutis sur la scène. Bonne énergie, ça réchauffe et ils décrochent même quelques hochements de tête à un public disséminé. Ça envoie bien la patate.
Au tour des SATURN maintenant de prendre possession de la scène. C'est un groupe que j'ai déjà vu il y a un mois presque-tout-pile au This is my Fest 2 et qui m'avait déjà foutu une claque aux tympans. Toujours aussi crissants ils chauffent la place à coup de crachats bien sentis et de chœurs efficaces. Entre temps la salle se remplit et la foulounette (petite foule) devient de plus en plus compacte. Et ils faut dire que les mecs enchaînent dare-dare sans pause. D'où certainement le petit moins du milieu de set. Mais la promesse d'un beerpong post-concerts leur redonne la patate et ils finissent de dérouler leur set bien punchy. Câlissant.
Et les NINA'SCHOOL prennent le relais et enchaînent avec la partie du concert chantée en français. La salle s'est maintenant remplie et ils dégainent leur punk rock bien énervé. Du punk, des mots croisés, des sentiments, De travers et Tom s’enchaînent parfaitement et le public lance enfin les woho qui vont bien. Bonne ambiance. Antho, le nouveau batteur du combo, me troue juste le cul avec son jeu de batterie complètement déchaîné et je bugge pendant cinq minutes à le regarder, mine déconfite. Je crois que je suis amoureux.
Affublés de leur tenues de rockers losers habituelles les DIEGO PALLAVAS débarquent sur scène devant un parterre de pleutres chauffés à blanc. Les morceaux du nouvel album comme Je suis sang ou L'ordre du pire s'enchaînent bien avec les anciens et le public scandent les paroles gaiement. Climax pendant les tubes que sont Elle et Lui ou Boulevard des allongés et Vosgian Force finit d'achever le public. Les demi-vieux assurent.
Encore une soirée de type cool à l'actif du combo Ufo Prod vs Culture Punk ! **Erick Culture Punk**

jeudi 11 octobre 2012

COOPER [NL] - SONS OF BUDDHA - TRAILER PARK @ LE WARMAUDIO, DECINES, FR - 11/10/2012
En ce joyeux Jeudi 11 Octobre qui fêtent les Firmin et qui dit qu'en ce jour l'Hiver vient, c'était bien chaud. Le WarmAudio accueillait en ses murs les splendides COOPER accompagnés par les « FILS DE BUDDHA » et les mecs de TRAILER PARK.
Et ce sont ces derniers qui ouvrirent le bal nous envoyant leur punk tinté de pop dans les dents. Les mélodies accrocheuses à coup de riffs bien sentis. Entrée en matière bienvenue histoire de chauffer un public venu pour se dégourdir le bassin un soir de semaine.
Arrive le tour des SONS OF BUDDHA. Enfin, plus exactement, 33,3% de ceux-ci dans une formation acoustique à deux voix deux guitares inédite, pour l'occasion de cette mini tournée avec les COOPER. Les tubes s’enchaînent et comme à son habitude il faut que Forest fasse son intéressant et dans sa fouge, claque une corde ou deux. L'excuse pour lui de nous offrir une de ses compos dont il a le secret, le temps que son acolyte et roadie de frère lui change sa corde. Après quoi le concert reprend de plus bel à grands coups de The most important things are the smallest signs et de Vampire girl.
Le clou de la soirée arrive avec les légendes bataves de COOPER affublés d'un magnifique costume-cravate ficelle du meilleur goût. Et que celui qui n'a pas bougé ses fesses et tapé son pied en cadence lève son bras, que je le lui brise en deux. Les dandys nous posent un punk rock des plus classe comme ils le distribuent joyeusement depuis deux décennies déjà, passant par des tubes comme Mr. Me ou Right Now scandés comme il se doit par un public chaud comme ma grand-mère.
Encore une soirée de type cool à l'actif du combo Ufo Prod vs Culture Punk ! **Erick Culture Punk**